Accueil / Répit pour proches aidants
Vous avez le droit de souffler
Répit pour proches aidants · Laval, Basses-Laurentides et Montréal
Personne ne décide un matin de devenir proche aidant. Ça s’installe : un service rendu, puis deux, puis les rendez-vous, puis les nuits. Un an plus tard, la vie entière est organisée autour de quelqu’un d’autre. Le répit, ce n’est pas un luxe et ce n’est pas un abandon. C’est ce qui permet de continuer.
01Ce qui arrive quand on ne prend pas de répit
D’abord le sommeil. Puis les rendez-vous médicaux qu’on annule — les siens, pas ceux du parent. Puis l’irritabilité, dont on s’en veut. Puis l’isolement : les amis ont cessé d’appeler parce qu’on disait toujours non.
Et le point de bascule arrive souvent de la même façon : ce n’est pas la personne aidée qui se détériore, c’est l’aidant qui tombe. Une hospitalisation, un dos bloqué, un épuisement. Ce jour-là, il faut placer le parent en urgence, dans ce qui est disponible plutôt que dans ce qui convient. Quatre heures par semaine, prises tôt, valent mieux qu’un hébergement décidé dans la panique.
02À quoi ressemble le répit
Le répit court. Trois heures, une ou deux fois par semaine, à heure fixe. Vous sortez. Vous n’expliquez rien, vous ne justifiez rien. C’est la formule la plus efficace parce qu’elle est prévisible : on peut prendre un rendez-vous, un cours, un café avec quelqu’un.
Le répit de soirée, pour souper à l’extérieur ou dormir une nuit complète pendant que quelqu’un veille. Le répit de plusieurs jours, pour partir : nos intervenantes se relaient, la routine tient, et vous revenez sans avoir passé la semaine au téléphone. Le répit d’urgence, quand vous êtes malade ou que vous devez vous faire opérer.
Pendant ces heures, votre proche n’est pas gardé — il est accompagné : bain, repas, médication, marche, conversation. Le compte rendu vous attend au retour.
03« Je devrais être capable »
C’est une phrase qu’on entend souvent, et elle est fausse. Un professionnel qui fait ce travail rentre chez lui après huit heures. Un proche aidant, lui, ne rentre jamais chez lui : il y est déjà. Il n’a ni horaire, ni congé, ni collègue à qui parler, et il aime la personne dont il s’occupe — ce qui rend chaque geste plus lourd, pas plus léger.
Demander de l’aide n’est pas une défaillance. C’est ce que fait quelqu’un qui a l’intention de tenir longtemps.
04Ce que ça coûte, vraiment
Le tarif s’établit après l’évaluation gratuite, selon le type d’aide et le nombre d’heures. Mais retenez ceci : si la personne aidée a 70 ans ou plus, 40 % de ce que vous payez vous revient par le crédit d’impôt pour maintien à domicile, et vous pouvez le recevoir chaque mois plutôt qu’une fois par année. Le répit est un service admissible. Voir le guide du crédit d’impôt.
Renseignez-vous aussi auprès de votre CLSC et de l’Appui pour les proches aidants de Laval : d’autres formes de soutien existent, et elles se cumulent.
05Un crédit d’impôt qui vous revient, à vous
Presque toutes les aides s’adressent à la personne aidée. Il en existe une qui s’adresse au proche aidant lui-même : le crédit d’impôt pour personne aidante. Il est remboursable — versé même si vous ne payez pas d’impôt — et il comprend un montant universel de 1 525 $, auquel peut s’ajouter un second montant selon votre situation et la cohabitation.
Les conditions principales : aider la personne pendant 365 jours consécutifs, dont au moins 183 dans l’année, et ne recevoir aucune rémunération pour cette aide. La personne aidée ne doit pas vivre en résidence privée pour aînés ni en établissement public.
Le détail que peu de gens connaissent : depuis 2026, un proche aidant peut être rémunéré par le réseau public pour donner lui-même les soins. C’est une option légitime — mais en acceptant cette rémunération, on perd vraisemblablement le crédit pour personne aidante, qui exige justement de n’être pas payé. Ça vaut la peine de faire le calcul avant de signer. On peut le faire avec vous.
Les paramètres officiels sont publiés par Revenu Québec. Cette page est fournie à titre informatif et ne remplace pas un avis fiscal.
On commence rarement par un plan pour l’année. On commence par une visite gratuite chez vous, et souvent par trois heures, un après-midi par semaine. C’est souvent assez pour changer le mois. 514 443-0536, sept jours sur sept.
À lire aussi
Selon votre situation
Parlons-en
Une évaluation gratuite, chez vous
Appelez-nous, un vrai humain répond 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ou écrivez-nous, une personne de l’équipe vous rappelle dans les 24 heures.