Accueil / Présence de nuit
Quelqu’un auprès de votre proche, la nuit
Présence et surveillance de nuit · Laval, Basses-Laurentides et Montréal
C’est la nuit que les familles cèdent. Pas parce que les soins sont plus lourds — parce que personne ne peut veiller douze heures et travailler le lendemain. Et c’est la nuit qu’arrivent beaucoup de chutes.
01Pourquoi la nuit est un moment à risque
Une personne âgée qui se lève seule à trois heures du matin cumule tout : la pénombre, les jambes engourdies, la tension qui chute au lever, parfois un somnifère ou un diurétique. Le trajet jusqu’à la salle de bain est l’un des plus dangereux de sa journée.
Une chute de nuit ne se termine pas non plus comme une chute de jour. Si personne n’est là, la personne peut rester au sol des heures. C’est ce délai — plus que l’impact — qui envoie à l’hôpital et qui, souvent, met fin au maintien à domicile.
À cela s’ajoute, pour les troubles cognitifs, l’inversion du rythme jour-nuit : on s’habille à deux heures du matin, on veut sortir, on cherche quelqu’un qui n’est plus là depuis longtemps.
02Deux formules
La veille éveillée. L’intervenante reste éveillée toute la nuit. Elle accompagne chaque lever, surveille l’errance, gère l’anxiété, donne la médication de nuit, note ce qui s’est passé. C’est la formule pour une perte d’autonomie importante, un trouble cognitif avancé, un retour d’hôpital fragile ou des chutes récentes.
La veille de sommeil. L’intervenante dort sur place et se lève au besoin. C’est la formule quand le risque est réel mais occasionnel : la personne se lève une ou deux fois, ou la famille a simplement besoin que quelqu’un soit là si ça tourne mal.
Dans les deux cas, la nuit se termine par un compte rendu : les levers, le sommeil, ce qui a été mangé ou refusé, ce qui a inquiété.
03Les situations où on nous appelle
Les premières nuits après l’hôpital. Les plus fragiles de tout l’épisode de soins : nouveau médicament, personne affaiblie, repères perdus. Voir le guide du congé d’hôpital — on peut déployer le jour même.
Après une première chute. Une chute augmente nettement le risque d’en faire une autre. Quelques semaines de présence de nuit, le temps que la confiance revienne, changent souvent la suite.
Quand le conjoint ne dort plus. Un mari de 84 ans qui se lève quatre fois par nuit pour sa femme s’épuise plus vite qu’elle ne décline. La nuit couverte, c’est deux personnes qu’on garde à la maison.
04Ce que le réseau public ne couvre pas
Le CLSC assure des visites, pas des nuits. C’est une limite structurelle, pas un manque de bonne volonté : le soutien à domicile public est bâti autour de passages courts, en journée.
La présence de nuit est donc, dans la plupart des cas, un service privé. Et c’est un service admissible au crédit d’impôt pour maintien à domicile — jusqu’à 40 % vous revient, versé chaque mois si vous le demandez. Voir le guide du crédit d’impôt.
05Avant d’ajouter des heures, adaptez le logement
Une barre d’appui, un éclairage de nuit sur détecteur, un seuil retiré : ça règle parfois ce qu’on croyait ne pouvoir régler qu’avec une présence. Le Programme d’adaptation de domicile de la Société d’habitation du Québec finance ces travaux, et la demande se fait par votre municipalité.
On vous le dira pendant l’évaluation gratuite, même si ça veut dire moins d’heures pour nous. Un logement sécuritaire, c’est quelqu’un qui reste chez lui plus longtemps — et c’est le seul objectif qui compte.
L’évaluation à domicile est gratuite. On regarde le logement, l’éclairage, le trajet vers la salle de bain, les médicaments, et on vous dit laquelle des deux formules convient — parfois aucune des deux, et on le dit aussi. 514 443-0536, sept jours sur sept.
À lire aussi
Selon votre situation
Parlons-en
Une évaluation gratuite, chez vous
Appelez-nous, un vrai humain répond 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ou écrivez-nous, une personne de l’équipe vous rappelle dans les 24 heures.