Accueil / Alzheimer et troubles cognitifs
Accompagner une personne atteinte d’Alzheimer, à la maison
Guide pratique pour les familles · Laval, Basses-Laurentides et Montréal
La maladie ne se soigne pas à domicile. Mais presque tout le reste s’y passe : les repas, le bain, les journées qui s’étirent, les fins d’après-midi difficiles, les nuits qui se mélangent au jour. Ce que les familles nous demandent, ce n’est pas un traitement — c’est quelqu’un qui sait quoi faire quand la même question revient pour la douzième fois.
01Ce qui rend cette maladie différente
Le refus du bain. C’est la difficulté qu’on nous rapporte le plus souvent. Une personne qui ne reconnaît plus l’utilité de se laver, ou qui a peur de l’eau, ne se convainc pas par la logique. Nos intervenantes travaillent autrement : on décale l’heure, on prépare la salle de bain avant, on parle d’autre chose pendant. Un bain réussi tient à la méthode, pas à l’insistance.
Les fins de journée. Vers 16 h ou 17 h, beaucoup de personnes deviennent plus anxieuses, plus agitées, cherchent à partir. Ça porte un nom — le syndrome crépusculaire — et ça se prévoit. Une présence à ce moment précis vaut souvent plus que trois visites ailleurs dans la semaine.
La routine. Chaque changement coûte cher : nouvelle personne, nouvel horaire, nouvelle façon de faire. C’est pourquoi nous envoyons la même intervenante, aux mêmes heures, et pourquoi nous prévoyons un remplacement connu à l’avance plutôt qu’un visage inconnu à la dernière minute.
02Concrètement, ce qu’on fait chez vous
Aide à l’hygiène et au bain, avec les méthodes adaptées au refus. Aide au lever, au coucher, à l’habillage. Rappels de médication selon la liste remise par le médecin. Repas préparés et pris en compagnie — manger seul accélère la perte d’appétit. Stimulation simple : marche, musique, photos, tâches familières.
Surveillance discrète des risques : la cuisinière, les sorties, les chutes. Présence de nuit si l’errance commence — voir la présence de nuit. Et un compte rendu à la famille après chaque visite.
Nos intervenantes détiennent un DEP ou une AEP en assistance à la personne — ou une reconnaissance des acquis équivalente — la formation PDSP pour les déplacements sécuritaires, la RCR, et leurs antécédents judiciaires sont vérifiés.
03Pour le proche aidant
Souvent, la personne qui nous appelle n’appelle pas pour le malade. Elle appelle parce qu’elle n’en peut plus et qu’elle n’ose pas le dire. C’est une raison suffisante. L’accompagnement se compte en années, pas en semaines, et personne ne tient seul sur cette durée. Voir le répit pour proches aidants.
04Le CLSC couvre déjà une partie
Faites ouvrir un dossier au CLSC de votre secteur — c’est gratuit, et ça donne accès à l’évaluation, au suivi et à un certain nombre d’heures. Nous ajoutons ce que le réseau ne couvre pas : les heures supplémentaires, les fins de journée, les soirs, les fins de semaine, la nuit.
Jusqu’à 40 % de ces heures vous revient par le crédit d’impôt pour maintien à domicile, et vous pouvez le recevoir chaque mois. Voir notre guide du crédit d’impôt.
L’évaluation à domicile est gratuite et sans engagement. Appelez au 514 443-0536, sept jours sur sept — ou écrivez-nous.
À lire aussi
Selon votre situation
Parlons-en
Une évaluation gratuite, chez vous
Appelez-nous, un vrai humain répond 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ou écrivez-nous, une personne de l’équipe vous rappelle dans les 24 heures.